mardi 28 mars 2017

Le Boycott de YouTube continue de se poursuivre (et ça devient de pire en pire)

 Du côté de Google, tout est parti depuis le départ de Craig Barratt en octobre dernier, ce qui leur a forcé à ralentir tout leur plan. Et pour YouTube, même si c'est Google, ça leur st tombé après et c'est depuis leur problème de système de désabonnement involontaire. Et depuis ce moment là tout bascule, et tout tombe vraiment mal pour eux. En effet, la plateforme vidéo de Google, vient de rencontrer un sérieux problème. Son modèle économique est basé sur les publicités. Lorsqu’une vidéo sur YouTube est mise en marche, une annonce publicitaire la précède. Toutefois, à cause de l’absence de filtres, les annonces publicitaires des entreprises sont parfois associées à des publications aberrantes. Cela pourrait coûter à YouTube, pas moins de 755 millions de $.

Le gouvernement et des entreprises britanniques ont commencé le boycott après un article publié dans Times, la semaine dernière. Le journal a constaté que les pubs des organisations officielles et celles des grandes marques se trouvaient près de certains contenus indésirables. Il s’agit, par exemple, de vidéos antisémites qui incitent à la haine.

Par ailleurs, à part les questions d’image, il y a également le fait que YouTube permet la rémunération par ces vidéos déplorables.

20 milliards de dollars de valorisation boursière envolés

Outre le gouvernement britannique, les médias comme le Guardian et la BBC ont également boycotté la plateforme. Il y a aussi Volkswagen et la filiale britannique de Havas. De grandes entreprises américaines les ont en outre suivis, en l’occurrence AT&T, Verizon, Johnson and Johnson.
Vendredi dernier, Pepsi, Walmart et Starbucks ont rejoint eux aussi le boycott de la plateforme. Aux États-Unis, l’information a été reprise par de nombreux médias.
Ainsi, depuis le début de la semaine, Alphabet, la maison mère de Google aurait perdu plus de vingt milliards de dollars de valorisation boursière.

La réponse de Google

Le système économique de la plateforme étant basé sur l’affichage de publicité, le géant du web américain se doit de réagir vite afin de reprendre la situation en main. Le groupe a alors décidé de présenter des excuses à l’occasion d’une conférence à Londres. Désormais, il s’engage à gérer efficacement les publicités et les contenus qui y sont associés.
Philippe Schindler, directeur commercial chez Google, a en outre fait la promesse d’effacer les contenus racistes et haineux. Par ailleurs, il a annoncé le déploiement prochain d’un outil qui permettra aux publicitaires de contrôler plus facilement les chaînes sur lesquelles s’affichent leurs campagnes publicitaires.
Il a également promis plusieurs embauches. Il projette notamment de mettre au point de nouveaux outils en rapport avec l’intelligence artificielle afin de combler cette lacune. Il reste à savoir si cela va calmer la déception et la colère de ceux qui ont rejoint le boycott.

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